le blog de Daniel

29 janvier 2011

6 ans!

La dernière fois que j'ai écris sur ce blogue, c'était il y a 6 ans. 

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26 mars 2005

Couleurs Café

Ce soir, j'ai animé Couleurs Café, l'émission francophone de la radio communautaire de Saskatoon, CFCR  90,5 FM, avec Éveline et François. Merci François pour la photo.

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Zetta vous dit bonjour aujourd'hui

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24 mars 2005

Voyage à Toronto

Un petit séjour à Toronto pour le travail. Au lieu d'être coquin pendant mes temps libres, j'en ai profité pour visiter des quartiers que je ne connaissais pas tel celui autour du marché St-Lawrence.   C'était juste avant la longue fin de semaine de Pâques. Les gens étaient de bonne humeur.  Des photos que j'ai faites:

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27 février 2005

EXIT to EDEN

C'est ce que je suis en train de lire. C'est de Anne Rice - que j'aime lire oui. Un roman érotique qu'elle a écrit sous un pseudonyme, Anne Rampling. Un extrait que j'ai traduit:

Je ne suis jamais tombé amoureuse à l'école secondaire, je n'ai jamais cru à toutes ces histoires de garçons qui embrassaient mieux que d'autres. Mais qu'on me pende si lui ne sait pas embrasser. Il embrasse comme j'imagine les hommes s'embrasser entre eux, avec rudesse, fougueusement, et avec l'affection qui ne peut exister qu'entre deux égaux, entre vrais égaux, quand il y a de part et d'autre un potentiel égal d'accélération et de réalisation du désir. Je pourrais me mettre sur la banquette arrière d'une Chevrolet avec lui pour l'embrasser pendant une heure. Sauf que les mecs eux ne s'embrassent pas sur les banquettes arrières des voitures, je me trompe?

Vous comprenez pourquoi j'aime? C'est du Anne Rice tout craché.

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26 février 2005

 

Promenade le long de la Saskatchewan-Sud

 

Ça m'a fait du bien cette promenade aujourd'hui  le long de la rivière. Ces moments sont trop rares. C'est là que je comprend pourquoi il fait bon d'être ici. Malheureusement ça ne semble pas suffissant pour m'y retenir. Je n'ai vu personne, absolument personne. Comme si tout le monde était dans un centre d'achat en train de remplir son rôle de consommateur et c'est probablement ce qu'ils étaient vraiment en train de faire. Ça m'a fait du bien mais j'avais l'esprit occupé et pour bien profiter de l'expérience, je devais me dire, "sois patient, sois patient, profite du moment présent". Pourquoi j'y arrive plus? Pourquoi c'est plus difficile qu'avant? Qu'est-ce qui m'est arrivé?

 

                      
 

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13 février 2005

Seul à Québec

Oui Québec est une belle ville. Les habitants aiment leur ville. Ils en sont très fiers, ça se voit. Hier je suis allé au Bingo à Mado, c'était la première fois que je la voyais en action. J'ai eu beaucoup de plaisir. Il y avait longtemps que je n'avais autant ri et ça m'a fait beaucoup de bien. Tiens je lui écris un petit mot pour le lui dire:

Bonjour Mado,

J'étais à ton bingo à l'Impérial de Québec. J'étais le barbu poivre et sel à la table près de la scène, donc pas le jeune barbu straight, Nicholas, le chum de Karine, qui était aussi près de la scène, qui a essayé de zipper ta robe et qui est super fin et cute mais...straight (ou peut-être bi aussi, qui sait). Moi j'étais à la même table que Chi, le petit Chinois de Vancouver, qui est adorable comme ça se peut pas, un beau petit homme intelligent, sensible et en même temps très "gars". 

Le chum de Chi a dû le consoler à l'entracte et le convaincre que ton humour était pas méchant. (En fait oui il est méchant, mais c'est pas l'intention derrière ton humour, il y aurait une thèse de doctorat à faire sur ton humour, tu le sais sûrement) Je pense que les Chinois, surtout ceux de Vancouver, sont un peu tannés de se faire dire qu'ils sont en train d'acheter le Canada. Disons que pour eux, c'est un sujet un peu sensible. Je pense que ça a blessé Chi qui, en passant, comprend très bien les Québécois de vouloir se séparer.

Mais je digresse, ce que je voulais te dire c'est que c'était la première que je te vois en show et tu m'as fait beaucoup rire et j'en avais bien besoin. Je me sentais très seul et triste et tu m'as fait beaucoup de bien.

Je te remercie encore Mado pour cette soirée que je n'oublierai pas.

                                      

Oui alors je disais que Québec était une bien belle ville mais je m'y sens très seul. Normalement je serais allé au sauna mais je n'ai même pas envie. Alors je reste à l'hotel, me repose, surfe sur internet, lis les blogs, et bois du vin (non je suis pas alcoolique, je bois la même bouteille depuis que je suis arrivé jeudi soir, un verre par jour).  J'ai même pas envie d'aller dans un bon resto, y'a que des groupes ou des couples, personne qui est seul.  C'est vrai que c'est le Carnaval et qu'il y a du monde partout. Je me sens un peu sauvage.

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24 janvier 2005



Fête de samedi soir - Afua, Buffalo Boy et François

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22 janvier 2005

État permanent d'ivresse

            

Une autre lecture récente que j'ai adoré. Pieds nus dans l'aube de Félix Leclerc. Un passage:

"On a pas sitôt bâti une chose qu'il faut en recommencer une autre, dans le fond, semblable. La mer n'a pas sitôt posé une vague sur le rivage, qu'elle court en chercher une autre. Les fourmis n'arrêtent pas de transporter les grains de sable. Dans cent ans, les feuilles de tremble trembleront encore, et la chanson de l'oiseau ne sera pas terminée. L'homme n'arrête pas de charroyer les jours. Le grenier d'où ils sortent en contient inépuisablement : ils viennent, chacun leur tour, sans faire défaut, ponctuels, jamais deux à la fois, bien souvent vêtus d'or quand nous sommes en deuil, et de gris quand nous sommes en fête.

Ç'aurait été pourtant si facile pour le bon Dieu (assurément ce lui serait un jeu encore, s'il le voulait), d'arrêter le temps, certain soir d'été, alors qu'il a plu beaucoup l'après-midi et que le soleil paraît pour tiédir le vent; que l'arc-en-ciel s'empare des gouttes d'eau et fait le pont d'une montagne à l'autre; que la terre boit, satisfaite, comme à la mamelle; que tous les gavroches, pieds nus dans les lacs de la rue, tirant leurs bateaux de papier, s'interpellent en secouant des cris heureux; que les ouvriers de retour de l'ouvrage s'attardent sur les marches de leur maison pour applaudir l'éclosion d'une fleur près du trottoir; que l'écho crie sans cesse : « Ohé, ohé, ohé! »; que les vieilles grand-mères, toutes cassées, toutes courbées, sortent de l'église et tiennent leur joie à deux mains pour ne pas qu'elle renverse; qu'un grand soulagement passe sur tout ce qui peine; que même les pavés poussent de furieux éclats de rire quand un cerceau roule sur leur dos!

Insaisissable bonheur!

Est-ce qu'un jour les fleurs se déracineront pour rejoindre les oiseaux dans l'air, que les animaux se mettront à causer, que l'odeur de fête persistera, que l'ivresse deviendra un état permanent, que les hommes assisteront enfin à l'agonie de la haine, de la peur, du feu, du vol, des mots atroces? Le repos que tous désirent est-il quelque part ici, après tous ces siècles de tentatives, après tous ces siècles d'échec?"

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13 janvier 2005

Cultiver un talent d'agrément et y puiser une sérénité d'esprit

           


J'adore lire. Si je pouvais, je lirais beaucoup plus. Et si je pouvais être payé pour lire, ça serait génial. Je trouve difficile qu'il y ait tant de choses à lire et de savoir que de mon vivant je ne réussirai à lire qu'une infime partie de tout ce que j'aimerais. Je dois admettre qu'un de mes problèmes est aussi que j 'aime lire à peu près tout. En plus je lis en anglais et en français. Ça en fait des choses à lire.  Je lis en ce moment Deux amours cruelles de Junichiro Tanizaki dont voivi un extrait:

...il entonna lentement et d'une voix assurée Kogo, le chant de la dame en fuite. Il respirait avec peine, me sembla-t-il, peut-être parce qu'il était un peu ivre. Sa voix manquait de sonorité  et de force, mais, bien posée, révélait un bon entraînement. L'aisance de son maintien accusait de longues années d'études musicales. En l'écoutant, j'admirais sa confiance et son laisser-aller devant un étranger et j'appréciais la sérénité de l'artiste oublieux de tout, sauf de son art. Cet homme était la preuve vivante que cultiver un talent d'agrément, même sans y exceller, n'est pas perdre son temps puisqu'on y puise une telle sérénité d'esprit.

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