26 mars 2005
Couleurs Café
Ce soir, j'ai animé Couleurs Café, l'émission francophone de la radio communautaire de Saskatoon, CFCR 90,5 FM, avec Éveline et François. Merci François pour la photo.
Zetta vous dit bonjour aujourd'hui
24 mars 2005
Voyage à Toronto
Un petit séjour à Toronto pour le travail. Au lieu d'être coquin pendant mes temps libres, j'en ai profité pour visiter des quartiers que je ne connaissais pas tel celui autour du marché St-Lawrence. C'était juste avant la longue fin de semaine de Pâques. Les gens étaient de bonne humeur. Des photos que j'ai faites:
27 février 2005
EXIT to EDEN
C'est ce que je suis en train de lire. C'est de Anne Rice - que j'aime
lire oui. Un roman érotique qu'elle a écrit sous un pseudonyme, Anne
Rampling. Un extrait que j'ai traduit:
Je
ne suis jamais tombé amoureuse à l'école secondaire, je n'ai jamais cru
à toutes ces histoires de garçons qui embrassaient mieux que d'autres.
Mais qu'on me pende si lui ne sait pas embrasser. Il embrasse comme
j'imagine les hommes s'embrasser entre eux, avec rudesse,
fougueusement, et avec l'affection qui ne peut exister qu'entre deux
égaux, entre vrais égaux, quand il y a de part et d'autre un potentiel
égal d'accélération et de réalisation du désir. Je pourrais me mettre
sur la banquette arrière d'une Chevrolet avec lui pour l'embrasser
pendant une heure. Sauf que les mecs eux ne s'embrassent pas sur les
banquettes arrières des voitures, je me trompe?
Vous comprenez pourquoi j'aime? C'est du Anne Rice tout craché.
26 février 2005
Promenade le long de la Saskatchewan-Sud
Ça m'a fait du bien cette promenade aujourd'hui le long de la rivière. Ces moments sont trop rares. C'est là que je comprend pourquoi il fait bon d'être ici. Malheureusement ça ne semble pas suffissant pour m'y retenir. Je n'ai vu personne, absolument personne. Comme si tout le monde était dans un centre d'achat en train de remplir son rôle de consommateur et c'est probablement ce qu'ils étaient vraiment en train de faire. Ça m'a fait du bien mais j'avais l'esprit occupé et pour bien profiter de l'expérience, je devais me dire, "sois patient, sois patient, profite du moment présent". Pourquoi j'y arrive plus? Pourquoi c'est plus difficile qu'avant? Qu'est-ce qui m'est arrivé?

13 février 2005
Seul à Québec
Oui Québec est une belle ville. Les habitants aiment leur ville. Ils en sont très fiers, ça se voit. Hier je suis allé au Bingo à Mado, c'était la première fois que je la voyais en action. J'ai eu beaucoup de plaisir. Il y avait longtemps que je n'avais autant ri et ça m'a fait beaucoup de bien. Tiens je lui écris un petit mot pour le lui dire:
Bonjour Mado,
J'étais à ton bingo à l'Impérial de Québec. J'étais le barbu poivre et sel à la table près de la scène, donc pas le jeune barbu straight, Nicholas, le chum de Karine, qui était aussi près de la scène, qui a essayé de zipper ta robe et qui est super fin et cute mais...straight (ou peut-être bi aussi, qui sait). Moi j'étais à la même table que Chi, le petit Chinois de Vancouver, qui est adorable comme ça se peut pas, un beau petit homme intelligent, sensible et en même temps très "gars".
Le chum de Chi a dû le consoler à l'entracte et le convaincre que ton humour était pas méchant. (En fait oui il est méchant, mais c'est pas l'intention derrière ton humour, il y aurait une thèse de doctorat à faire sur ton humour, tu le sais sûrement) Je pense que les Chinois, surtout ceux de Vancouver, sont un peu tannés de se faire dire qu'ils sont en train d'acheter le Canada. Disons que pour eux, c'est un sujet un peu sensible. Je pense que ça a blessé Chi qui, en passant, comprend très bien les Québécois de vouloir se séparer.
Mais je digresse, ce que je voulais te dire c'est que c'était la première que je te vois en show et tu m'as fait beaucoup rire et j'en avais bien besoin. Je me sentais très seul et triste et tu m'as fait beaucoup de bien.
Je te remercie encore Mado pour cette soirée que je n'oublierai pas.

Oui alors je disais que Québec était une bien belle ville mais je m'y sens très seul. Normalement je serais allé au sauna mais je n'ai même pas envie. Alors je reste à l'hotel, me repose, surfe sur internet, lis les blogs, et bois du vin (non je suis pas alcoolique, je bois la même bouteille depuis que je suis arrivé jeudi soir, un verre par jour). J'ai même pas envie d'aller dans un bon resto, y'a que des groupes ou des couples, personne qui est seul. C'est vrai que c'est le Carnaval et qu'il y a du monde partout. Je me sens un peu sauvage.
24 janvier 2005

Fête de samedi soir - Afua, Buffalo Boy et François
22 janvier 2005
État permanent d'ivresse

Une autre lecture récente que j'ai adoré. Pieds nus dans l'aube de Félix Leclerc. Un passage:
"On
a pas sitôt bâti une chose qu'il faut en recommencer une autre, dans le
fond, semblable. La mer n'a pas sitôt posé une vague sur le rivage,
qu'elle court en chercher une autre. Les fourmis n'arrêtent pas de
transporter les grains de sable. Dans cent ans, les feuilles de tremble
trembleront encore, et la chanson de l'oiseau ne sera pas terminée.
L'homme n'arrête pas de charroyer les jours. Le grenier d'où ils
sortent en contient inépuisablement : ils viennent, chacun leur
tour, sans faire défaut, ponctuels, jamais deux à la fois, bien souvent
vêtus d'or quand nous sommes en deuil, et de gris quand nous sommes en
fête.
13 janvier 2005
Cultiver un talent d'agrément et y puiser une sérénité d'esprit

J'adore
lire. Si je pouvais, je lirais beaucoup plus. Et si je pouvais être
payé pour lire, ça serait génial. Je trouve difficile qu'il y ait tant
de choses à lire et de savoir que de mon vivant je ne réussirai à lire
qu'une infime partie de tout ce que j'aimerais. Je dois admettre qu'un
de mes problèmes est aussi que j 'aime lire à peu près tout. En plus je
lis en anglais et en français. Ça en fait des choses à lire. Je
lis en ce moment Deux amours cruelles de Junichiro Tanizaki dont voivi un extrait:
...il entonna lentement et d'une voix assurée Kogo,
le chant de la dame en fuite. Il respirait avec peine, me sembla-t-il,
peut-être parce qu'il était un peu ivre. Sa voix manquait de
sonorité et de force, mais, bien posée, révélait un bon
entraînement. L'aisance de son maintien accusait de longues années
d'études musicales. En l'écoutant, j'admirais sa confiance et son
laisser-aller devant un étranger et j'appréciais la sérénité de
l'artiste oublieux de tout, sauf de son art. Cet homme était la preuve
vivante que cultiver un talent d'agrément, même sans y exceller, n'est
pas perdre son temps puisqu'on y puise une telle sérénité d'esprit.
12 janvier 2005
Fini le blog bilingue
Bonne annnée à tous et toutes.
Bon je
sais plus si je vais continuer ce blog bilingue. C'est un peu compliqué
le bilinguisme, on en sait quelque chose nous les Canadiens. Il
se passe pas une journée sans que je vive des frustrations en rapport
avec ça.
Vois-tu ami lecteur, amie lectrice, je viens du
Québec où nous sommes très fiers d'être assez nombreux à être
francophones pour ne pas trop avoir à se mettre à genoux devant les
anglophones. En fait, au Québec, les francophones sont la majorité et
les anglophones, la minorité. Nous devons quand même faire certains
compromis. Mais au moins nous devons tous en faire, anglophones et
francophones.
Mais je n'habite plus le Québec. Je suis
maintenant en Saskatchewan où les anglophones sont la majorité et où
les francophones sont une toute petite minorité. Et ici, de tout façon,
ça se passe pas entre francophones et anglophones mais entre
autochtones (amérindiens pour ceux qui savent pas de quoi je parle) et
non-autochtones (les autres, anglos, francos, germanos, ukrainos,
etc-canadiens). Ça force à beaucoup d'humilité ce nouveau rapport,
cette démographie nouvelle. Et ça fait aussi apprendre beaucoup de
choses sur soi et sur les autres.
Des fois, ça m'exaspère, me rend impatient, me déprime même. D'autres fois, je suis très content de me trouver où je suis.


